"Quand les livres faisaient peur au Kremlin" est une mini-série que j'ai imaginée pour explorer un pan méconnu de l'histoire culturelle soviétique : celui des œuvres que le régime a tenté de censurer, d'interdire ou de faire disparaître.
Parce que, pour un régime, celui qui tient la plume représente la possibilité d’un récit différent, d’une pensée dissidente que le pouvoir ne contrôle pas. Parce que les idées, une fois imprimées, circulent, s'installent, résistent. Et parce que certains mots, dans une dictature, valent plus cher que des balles.
Pour ce premier épisode, cap sur 1925, avec Cœur de chien de Mikhaïl Boulgakov. L'histoire d'un chien transformé en homme, une satire mordante de la société soviétique et de ses promesses. Une fable qui, près d'un siècle plus tard, n'a rien perdu de sa violence.